Pucelle, l’essayer c’est l’adopter…
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Aujourd’hui, je me sens l’humeur d’écrire un billet sur notre chère Alsace.
L’Alsace, territoire successivement français, allemand puis français puis allemand puis indépendant puis français puis encore allemand… est, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, français.
J’ai aujourd’hui compris quelle était la raison qui a motivée des siècles durant des peuples à s’entretuer pour la conquête de ce territoire sein.
En effet, l’Alsace est connue pour sa gastronomie: pour ne citer que quelques mets je pense au bretzel, à la flamekuche, au kouglof en passant par la choucroute pourquoi pas arrosée d’un Gewurztraminer.
L’Alsace est aussi réputée pour son industrie, c’est par ailleurs la première région exportatrice de France par habitant.
Il est indéniable que son patrimoine architectural est intéressant avec ses maisons faites de pans de bois et de torchis comme l’illustre la fameuse maison Kammerzell à Strasbourg.
Ne parle-t-on pas aussi de capitale européenne en parlant de Strasbourg, ville fière d’héberger le parlement européen.
Vous l’aurez compris, l’Alsace est attrayante.
Cependant tout ceci n’est rien comparé à l’expertise tant convoitée que possède l’Alsace dans la fabrication artisanale de :
La crème à nibards
C’est en effet au cœur de Goxwiller, dans le Bas-Rhin (67) que M. ou Mme. Zheng CHEN a installé son business dans le domaine de la parfumerie et des produits de beauté. Profitant de son expérience en mamelon et de l’expertise locale de Goxwiller en matière de boostage de buste Zheng CHEN a décidé de faire profiter ses compatriotes Chinois de sa crème miracle. Il décida donc récemment de mettre le paquet et de lancer une campagne publicitaire sur l’arrière des sièges conducteur des taxis de Shanghai.
Vous étiez prévenus… Matez-moi les lolos de Amma (c’est le nom de la jeune fille sur la photo) Zheng CHEN à bien de quoi faire pâlir Bugatti et sa Veyron.
Afin de crédibiliser son produit et de l’associer à un pseudo savoir faire français, la publicité mentionne que le produit est français puisque provenant de : 12 rue des aulnes, 67210, GOXWILLER.
Une simple vérification sur internet m’a confirmé la véracité du propos et l’existence d’une société dans le patelin de Goxwiller (900 habitants) d’un spécialiste de la crème à nichons :
Vous pouvez vérifier ici !
Que les Chinois se rassurent, Zheng CHEN planche en ce moment même sur une crème élongatrice de chibre !
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Après Carrefour, IKEA.
Et bien oui, notre ami Suédois est lui aussi installé en Chine. IKEA compte en effet 4 magasins en Chine, dans les villes de Beijing, Chengdu, Guangzhou et Shanghai.
Le magasin de Shanghai est par ailleurs situé à cette adresse :
No.126 CaoXi road, Shanghai
C’est dans le district de Xu Hui (sud ouest), en face du Stadium.
Côté magasin pas de surprise. IKEA est toujours un beau hangar peint de bleu et de jaune. A l’intérieur même constat. On retrouve le labyrinthe, la circulation en sens unique; le tout fléché du sol au plafond. Cartes et boussoles sont à disposition des clients à l’entrée de l’établissement.
Au niveau des articles proposés peu d’adaptation excepté deux trois sets de baguettes ici et là. Les noms sont les mêmes qu’en Europe. IKEA a sans doute voulu rester fidèle à sa devise “seuls les Suèdois sont autorisés à lire les noms des articles qu’ils achètent”. Pas de frayeur donc, le Klubbo, Vättern Lonnen, Lamplig ou autres Vork sont disponibles.
Afin de vous éviter de ramener votre Fräsig de 3 mètres de long en mètro, un service de livraison à domicile est disponible. Pour le montage vous suivrez les indications.
Pour conclure, croyez le ou non mais ce mec est allé prendre une douche dans la salle de bain Vättern Femmen à son réveil. En Chine, on essaye vraiment avant d’acheter ou on regretterait souvent de s’en être privé…
Il faut que je vous parle de Wujiang Lu.
Wujiang Lu est une petite rue située au sud-est du croisement de Nanjing Xi Lu et de Shimen Yi Lu. Petite mais très dense; ce passage propose un large pannel de restaurants et autres vendeurs de brochettes.
J’en conviens le décor est moins fin que Huahai Lu, cependant certains restos valent le détour. Wujiang Lu c’est un espace exigu propice aux rencontres innopinées, une ambiance particulière, des senteurs plus ou moins agréables, de la fumée qui pique plus ou moins les yeux et bien plus encore.
Vous l’aurez compris, Wujiang Lu j’y passerai même les vacances.

Ce week end j’ai acheté un vélo.
Vous me direz, rien de bien exceptionnel. Le choix n’a pourtant pas été évident à faire. J’ai longtemps hésité. La solidité associée à la tenue de route, contre une solution plus familiale, idéale pour les vacances, les courses à Carrefour, mais plus difficile à garer.
Un vrai choix Cornélien…


Comment aurais-je pu vivre plus longtemps en Chine sans vous parler du bai jiu ? bai = blanc; jiu = alcool;
Vous l’aurez compris, le bai jiu est un alcool blanc chinois. C’est en distillant le riz que les chinois obtiennent [de l’alcool à brûler] du bai jiu. Je n’ai malheureusement aucun mot pour vous décrire l’expérience que procure une dégustation de bai jiu… c’est unique.
Il est presque impossible d’éviter le bai jiu en Chine… vos clients, fournisseurs, ou amis se feront un plaisir de [vous tester] trinquer avec vous pendant les repas.
Une chose est amusante avec le bai jiu, c’est qu’il est impoli de le boire seul, pour soi. Il faut donc inviter quelqu’un, avec qui vous trinquerez et pourrez donc apprécier ce digestif goûtu. N’hésitez pas à vous lever, vous témoignerez ainsi votre respect à votre compagnon de boisson. Cependant, était-il nécessaire de le préciser ? Une fois que vous aurez gouté, je ne pense pas que vous vous infligerez à vous-même une telle correction.
Pour les amateurs…Carrefour propose du bai jiu pour tous les goûts lors des festivals chinois…


Ce premier octobre a marqué les 58 ans* de la proclamation de la République Populaire de Chine (1er octobre 1949).
L’Etat offre donc 3 jours de congés à tous les chinois. La plupart des entreprises consent à offrir généreusement 2 jours de plus en l’échange du week end précédent la « golden week ». Les chinois n’ont donc majoritairement pas chômé le 29 et le 30 septembre (samedi et dimanche) afin de profiter d’une semaine complète de farniente.
Quand je dis farniente, c’est pas tout à fait l’expression adaptée. La plupart se ruent sur tous les moyens de transports disponibles afin de rejoindre leur village, leur ville d’origine et ainsi passer du temps avec la famille. Très peu peuvent se permettre l’avion, alors ce n’est qu’après 12 heures de train suivi de 8 heures de bus, puis de 3 heures de marche, suivies de 2 heures de vélo, pour finir par 3h 35min de calèche qu’ils parviennent à profiter du dernier jour de congé restant en famille. Le lendemain ils reprennent la route pour le périple inverse qui les mènera à Shanghai… le cœur rempli de joie, et l’estomac de bai jiu (alcool blanc).
Il est donc fortement déconseillé de voyager durant les golden weeks.
Quant à moi, je fête bien entendu la semaine de vacances et le parti. Tous les matins en allant au bureau, je prends soin de monter dans un taxi patriotique. Ensuite, le chauffeur et moi-même entonnons la marche des braves volontaires. Parfois, je verse même une petite larme.
Qǐlái! Búyuàn zuò núlì de rénmen!
Bǎ wǒmen de xiěròu zhùchéng wǒmen xīnde chángchéng!
*2007 – 1949 = 58 CQFD

Originaire du nord de la France, Terre Sainte du Jackie Tuning, je pensais avoir tout vu en matière de personnalisation d’objets roulants.
En marchant sur Huai Hai Lu ce midi, j’ai aperçu un scooter particulier qu’il fallait que je vous présente. Une espèce en voie de disparition…
En effet, c’est un scooter-panthère… Dès le premier regard le diagnostic est établi. Un thorax puissant, des pattes bien développées, des canines saillantes, un pelage moucheté brun, nous sommes bien en présence du félin communément appelé léopard.
Même s’il paraît plutôt docile méfiez-vous du prédateur. Ce genre de carnassier peut en quelques secondes, mettre en charpies n’importe quel vélo-gnou, tricycle-antilope ou autre trottinette-gazelle…

Carrefour occupe le deuxième rang mondial au niveau de la grande distribution derrière Wal-Mart. Vous me direz qu’il est donc normal de les retrouver en Chine. Le succès chinois ne va pourtant pas de soi. En effet la réussite d’Auchan en Chine est bien plus limitée, et Carrefour s’est cassé les dents au Japon.
Carrefour a du adapter son concept au marché chinois. En Chine, Carrefour s’appelle “Jia le fu” (tout pour le bonheur de la famille / maison). Les magasins sont souvent organisés sur deux étages (alimentaire et le reste). Depuis l’extérieur des grandes affiches annoncent les promos à ne pas rater. La plupart des produits sont des produits locaux. Le “frais” prend donc une part beaucoup plus importante que chez nous. Je suis sûr que vous serez ravi de pouvoir acheter votre tortue encore vivante !
Que les expats se rassurent, Carrefour a pensé à nous avec un rayon produits importés où je peux trouver mes Pépitos pour la récré.
Carrefour est aussi l’ambassadeur du vin. Le rayon vin du Carrefour Gubei (le plus grand de Chine, qui compte aussi le plus grand nombre de produits importés) possède plus de 600 références. La foire au vin sera par ailleurs lancée le 26 octobre, tenez vous prêt !
Carrefour a eu la bonne idée de mettre en place des lignes de bus gratuits pour amener l’ami chinois au magasin, et le redéposer chez lui. Quand vous achetez un réfrigérateur c’est tout de suite moins pratique. Pour le taxi, c’est la bataille. Il faut faire la queue, garder sa position, combattre les resquilleurs… une vraie lutte. Une seconde d’inattention et c’est votre Santana qui vous échappe.
Le plus important avant d’aller chez Carrefour, c’est encore de choisir les vêtements adaptés. Carrefour, c’est la possibilité de déambuler dans les rayons avec son pyjama préféré et ses sandales vernies du dimanche et çà… çà n’a pas de prix.

Pour information, il y a un douzaine de Carrefour à Shanghai. Je n’en connais que deux :
Carrefour Gubei (le plus grand) - Hongqiao
上海市水城南路268号
No. 268 North Shuicheng Road, Shanghai
Carrefour Wuning - Au nord de Jing An district
上海市武宁路20号
No. 20 Wu Ning Road, Shanghai
Pour les détails des autres magasins :
http://www.carrefour.com.cn/store/store.asp

Le marché du tissu de Shanghai, situé au croisement de Lujiabang Lu et Nancangjie Lu, est, comme son nom ne l’indique pas, un marché aux vêtements. Autrefois en plein air dans le quartier adjacent, il s’est vu offert un toit il y a quelques années. C’est donc un endroit bien organisé ou peut s’avérer être interessant de se faire tailler quelques fringues sur mesure.
C’est donc dans un building de 3 étages que s’entassent plus d’une centaine de petits tailleurs. Je pense pouvoir affirmer sans me tromper qu’il n’y a qu’une poignée de confectionneurs qui travaillent pour l’ensemble des petites échoppes présentes dans ce bâtiment.
Si vous y mettez les pieds et que vous êtes chanceux, très vite, le marché du tissu deviendra votre promenade du dimanche. On y fait une ou deux chemises puis on vient [constater les dégâts] récupérer la marchandise la semaine suivante. On se laisse ainsi tenter par un nouveau tissu présenté comme étant la crème des crèmes, 100% lin, made in Italy, on nous présente même le tissu vivant pour nous prouver la fraîcheur du produit, démonstration par le test du briquet… tout y passe … quoi de plus pour vous convaincre ?
La magie chinoise faisant effet, il est donc possible de tout faire (sur le bon de commande). Je n’ai jamais rien tenté d’autre que des costumes et des chemises. Comptez 90 RMB la chemise et 650 RMB le costume. Bien entendu, tout est question de qualité de tissu et de finitions, c’est bien là tout le plaisir d’aller au marché du tissu. Je ne vous gâche donc pas le plaisir !